MHD reste en prison, toujours mis en examen pour homicide volontaire

La justice a confirmé en appel que le rappeur de 24 devait être maintenu en détention provisoire.

MHD sur la scène des Victoires de la Musique, en 2017.

ASSOCIATED PRESS
MHD sur la scène des Victoires de la Musique, en 2017.

JUSTICE – La justice a ordonné jeudi 31 janvier le maintien en détention provisoire de MHD, le rappeur parisien mis en examen dans l’enquête sur l’agression mortelle d’un jeune en juillet lors d’une rixe entre bandes à Paris, a appris l’AFP de source judiciaire.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris a confirmé, lors d’une audience à laquelle était présent l’artiste parisien de 24 ans, son placement en détention provisoire, ordonné le 17 janvier par un juge d’instruction qui l’avait mis en examen pour « homicide volontaire ».

« Je suis dans l’incompréhension de cette décision », a réagi auprès de l’AFP Elise Arfi, l’une des avocates du rappeur. « Nous soutenons que monsieur Sylla n’a pas pris part aux faits et restons mobilisés pour solliciter sa remise en liberté », a-t-elle ajouté, précisant qu’elle attendait les motivations de la cour pour faire de plus amples commentaires.

Quatre autres personnes ont été mises en examen après le meurtre d’un jeune de 23 ans

Le 6 juillet, un jeune de 23 ans avait succombé à un passage à tabac et à une blessure à l’arme blanche dans le Xe arrondissement de la capitale, « un règlement de compte entre bandes du Xe et du XIXe arrondissement » qui avait impliqué une quinzaine de personnes, avait indiqué au moment de sa garde à vue une source proche de l’enquête.

« Plusieurs jeunes du XIXe étaient descendus sur le Xe en mode ‘opération punitive' », avait relaté cette source. Or ce jour-là, la voiture du rappeur, originaire du XIXe arrondissement, aurait été aperçue sur les lieux. Dès la mise en examen de son client, maitre Arfi avait fait savoir dans un communiqué que celui-ci contestait « toute implication dans cette rixe, sa présence sur le lieu des faits n’étant pas avérée ».

« Dès qu’il en a eu connaissance, Monsieur Sylla s’est rapproché du juge d’instruction en juillet 2018 par l’intermédiaire de son conseil, pour indiquer qu’il se tenait à la disposition de la justice pour expliquer les circonstances dans lesquelles son véhicule avait pu être utilisé dans le cadre de cette affaire », avait-elle expliqué. À ce jour, outre MHD, quatre autres personnes ont été mises en examen, selon une autre source proche de l’enquête.

Le HuffPost

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